Pau Tibet
Rubriques  
  Infos
  => Janvier 2022
  => Février 2022
  => Mars 2022
  => Avril 2022
  => Mai 2022
  Année 2021
  Année 2020
  Année 2019
  Année 2018
  Année 2017
  Année 2016
  Année 2015
  Année 2014
  Année 2013
  Année 2012
  Année 2011
  Année 2010
  Année 2009.
  Historique de l'APACT.
  Hommage à Phurbu
  Rencontre de Denise Campet Puntsok Drolma avec S.S. Dalaï Lama.
  Mainpat 2007
  Mainpat 2009
  Mainpat: travaux et projets.
  Mainpat 2011
  Mainpat 2013
  Mainpat 2014
  Mainpat 2015
  Mainpat 2016
  Mainpat 2018
  Bodnath le 10 Mars 2009.
  Pokhara 2009
  Dharamsala 2009
  Salle de classe du monastère de Pawo Rinpoché au Népal.
  Université de Bengalore
  Les écoles en Inde, Népal et Bouthan
  Gandhi School Mainpat Mai 2012
  Parrains et Filleuls.
  Témoignages des filleuls
  Parrainage.
  A.G. de l'APACT 16 Mai 2009.
  A.G de l'APACT 8 Mai 2010
  A.G de l'Apact le 14 Mai 2011
  A.G de l'Apact le 12 Mai 2012
  A.G de l'Apact le 20 Avril 2013
  A.G de l'Apact le 13 Avril 2014
  AG de l'Apact le 10 Avril 2015
  A.G de l'Apact le 2 Avril 2016
  AG de l'Apact le 22 Avril 2017
  AG de l'APACT 4 Septembre 2021
  Fête annuelle de l'APACT.
  Fête annuelle de l'APACT 2010.
  Fête annuelle de l'APACT 2011
  Fête annuelle de l'Apact 2012
  Fête annuelle de l'APACT 2013
  Fête annuelle de l'APACT 2014
  Fête annuelle de l'APACT 2015
  Fête annuelle de l'APACT 2016
  Fête annuelle de l'APACT 2017
  Fête annuelle de l'APACT 2018
  Fête annuelle de l'APACT 2019
  Fête annuelle de l'APACT 2020
  Béru Khyentsé Rinpoché à Pau.
  Actualité PAU.
  Exposition peintures Tashi Norbu
  Méssage de SS Dalaï Lama au peuple Tibétain.
  Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
  Discours de Mr Badinter le 14 Mars 2015
  Prisonniers Tibétains
  Seisme du Népal 2015
  Galerie
  Partenaires.
  Exposition du 18 au 25 Février 2017
  10 Mars 2017 à Pau
  Manifestations Décembre 2019
  Mainpat Novembre 2019
  Mainpat 2020
  Projet Ulule
  Alexandra David Neel (Campoy-Blanchot)
  Cinq Couleurs
  Nouvelles de Mainpat
  Différentes infos
  Voyage des parrains à Mainpat 2020
  Exposition 5 couleurs par Claude Guyot
  10 Mars 2021 Un drapeau pour le Tibet
  Exposition Bagnères de Bigorre Aout 2021
  Novembre 2021
  Une semaine pour la Birmanie et le Tibet 2021
  Lettre de la Présidente APACT et appel aux dons 8 Septembre 2021
  Commémoration du soulèvement tibétain le 10 Mars 2022
  Losar 2022
  Indiens de Bodhgaya
  Visite du Sikyong Penpa Tsering (1er Ministre Tibétain) à Mainpat
Infos

Qu'est ce qu'être parrain ou marraine ?



Rubrique Parrainage


Infos Apact

Une date importante à retenir !


Infos Apact

Un bilan très positif de nos actions à Mainpat en 2021

1-Une réussite, l’agriculture biologique. Thupten Dhondup camp5, Geleg camp3 et Lhakpa camp7 ont beaucoupd’idées et ne ménagent pas leurs efforts. Ils reçoivent de nombreuses visites d’indiens très intéressés par leurs méthodes.En 2021, un autre cultivateur du camp5 Tenzin Thinley a été classé meilleur agriculteur biologique de tous les camps deréfugiés tibétains en Inde. Nous avons maintenant 4 agriculteurs modèles à Mainpat. Malgré tout beaucoup de jeunespréfèrent quitter Mainpat, s’installer ailleurs en Inde ou partir à l’étranger.La culture fruitière se développe et se diversifie : letchis, mangues, oranges, citrons, poires, pêches, pommes, papayes,pommes custard, avocats, ananas ainsi que celle des légumes : chou chinois, brocoli, petits pois, haricots verts, tomates.Cependant les cultures traditionnelles ne sont pas abandonnées : sarrasin, mil rouge, pommes de terre, gingembre,tournesol, curcuma, nigelle, moutarde, riz, blé.Curcuma, gingembre, farine de sarrasin, farine de raggi, huile de nigelle, huile de tournesol continuent d’être venduscomme produits biologiques.Le café arabica est à l’essai.Les abeilles prolifèrent car les champs et les arbres fournissent de nombreuses fleurs. Dans le camp7 Lhakpa a installédes ruches. Le miel récolté est vendu 3.6€/kg

2-L’école maternelle STS et l’école primaire STS (STS=Sambotha Tibetan School) dépendent du ministère del’éducation du gouvernement tibétain en exil. Ce dernier respecte les consignes données par le ministère de l’éducationnationale indien. Le taux de personnes atteintes du Covid en Inde étant très élevé, les écoles, universités sont restées en très grande majorité fermées et les cours ont été dispensés en « visio ».A Mainpat, durant toute l’année 2021 les 2 écoles ont été presque toujours fermées et les cours dispensés par « visio. »
Pour certains enfants il a été difficile de suivre les cours régulièrement par manque de matériel. C’est souvent letéléphone portable des parents qui a été utilisé.Fin 2021 quand les écoles ont ouvert à nouveau, les cours n’avaient lieu que le matin de 9h à 13h.Les 9 élèves de CM2 sont partis en 6ème dans une école STS mais pas dans une école TCV.

3- L’internat et la cantine. Durant toute la période Covid l’internat a servi de lieu de quarantaine. La cantine n’a fourniaucun repas scolaire.

4-Les vieillards de l’OPH sont restés confinés toute l’année. Heureusement le lieu est propre, fleuri et agréable, lanourriture saine et les chambres assez confortables. La télé a été très appréciée et leur a permis d’écouter lesenseignements de grands Lamas ou de regarder les nouvelles.Durant l’année il y a eu 2 décès et la santé de 3 autres vieillards s’est dégradée.Les deux personnes dont nous payons les salaires sont investies et les 14 vieillards sont très bien soignés.La rénovation de l’OPH que nous avions subventionnée a été terminée en janvier 2022

5- L’eau : Les châteaux d’eau sont très utiles ainsi que le filtre à eau ATM du camp1.Nous avions envoyé 3600€ pour réparer le château d’eau du camp2. Durant le Covid il a été impossible de trouver desouvriers et les travaux ont été reportés à 2022

6- La maison commune du camp2 : Une grande partie des travaux ont été effectués. Une maison commune estvraiment très utile dans chaque camp. Elle permet de maintenir la vie et l’entraide communautaire

7-Le groupe opéra n’a pas pu se déplacer ni se produire. Il a même été difficile qu’ils se réunissent pour répéter.

8- Aide spéciale Covid : Nous avons continué d’aider des personnes très pauvres tibétaines ou indiennes et notre aide aété aussi demandé pour fournir masques, gel etc... à des élèves de l’école STS de Dehradun.


Urgence parrainages Aout 2022


Depuis fin 2020 les frais de scolarité des élèves de TCV sont passés de 45 à 48€/mois et
de 55 à 58€/mois pour TCV Selakui qui accueille les meilleurs élèves tibétains

Interne à partir de la 6ème et jusqu’en terminale dans une école STS le parrainage sera de 30 à 35€/mois



Liste des parrainages très urgents (mise à jour Février 2022)


- Bébé en vert

- Elèves de la maternelle STS Mainpat à la terminale en rouge

- Elèves des écoles TCV en orange  
   
- Enfants adivasis indiens  en violet 
                   
- Etudiants en bleu

- Personne âgée et nonne ou lama en noir

Cliquez sur les tableaux pour les agrandir







Pour toute demande de renseignements ou pour indiquer votre choix cliquez sur une des 2 adresses mails suivantes :

Contact : info@apactpau.fr ou apactpau@free.fr

Téléphone : (+33)05 59 32 70 79  ou 06 81 13 97 90

Adresse : APACT
2 Rue Louis Barthou
64140 BILLERE


Retrouvez l'Apact sur Facebook

Cliquez sur l'image



Photo Mainpat


Actualités

Aout 2022

TAÏWAN : RENCONTRE NANCY PELOSI avec KELSANG GYALTSEN BAWA représentant du gouvernement tibétain en exil

MME. PELOSI, PRÉSIDENTE DE LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS DES USA AVEC M. KELSANG GYALTSEN BAWA, REPRÉSENTANT DU GOUVERNEMENT TIBÉTAIN EN EXIL À TAIWAN.

ACTIVISTES

Juste avant de quitter Taïwan, Pelosi a rencontré plusieurs militants dans un parc commémoratif local. Selon les médias locaux, leur rencontre a duré plus d’une heure.

Parmi les participants à la réunion figuraient Wu’er Kaixi , un leader étudiant lors des manifestations pro-démocratiques de la place Tiananmen en 1989 ; Lam Wing-kee , un libraire qui vit maintenant à Taïwan après avoir fui Hong Kong ; Lee Ming-che , militant taïwanais des droits de l’homme, et Bawa Kelsang Gyaltsen, représentant de l’administration centrale tibétaine à Taïwan.

S’adressant aux journalistes après la réunion, Lam a déclaré avoir demandé à Pelosi si les États-Unis pouvaient faire plus pour aider les Hongkongais qui souhaiteraient quitter la ville.

Lam Wing-Kee, propriétaire d'une librairie à Hong Kong
Lam Wing-kee, propriétaire d’une librairie de Hong Kong qui a fui à Taïwan en 2019, s’exprime lors d’une interview dans sa librairie à Taipei, Taïwan, le 8 juin 2022. (Johnson Lai/AP Photo)
 

De nombreuses personnes ont fui Hong Kong pour éviter les poursuites du gouvernement de Hong Kong pour avoir participé au mouvement pro-démocratie qui a débuté en juin 2019. Beaucoup d’autres sont parties pour des raisons telles que l’érosion des libertés, après que Pékin a imposé une loi draconienne sur la sécurité nationale. ville en 2020 pour réprimer la dissidence.

Actuellement, deux projets de loi devant le Congrès visant à assouplir les restrictions à l’immigration imposées aux Hongkongais qui souhaitent quitter leur ville sont la loi sur la liberté et le choix du peuple de Hong Kong ( HR4276 ) et la loi sur la sphère de sécurité de Hong Kong ( S.295 / HR461 ).

John Lee, directeur général de Hong Kong, a également critiqué la visite de Pelosi à Taiwan. Dans un communiqué publié le 3 août, Lee a déclaré que la visite équivalait à « saper la stabilité du détroit de Taiwan ».

Kelsang Gyaltsen a déclaré avoir parlé à Pelosi de la détérioration de la situation au Tibet, où la culture et la religion locales sont anéanties en raison des politiques du PCC dans la région.


Juillet 2022

Tenzin Choephel a été condamné à 18 ans de prison par la justice chinoise

L’entrepreneur et philanthrope Tenzin Choephel

DHARAMSHALA, 26 juillet : Un entrepreneur et philanthrope tibétain du nom de Tenzin Choephel aurait été condamné à 18 ans de prison pour de fausses accusations, notamment « incitation au séparatisme » dans le canton de Tarchen, district de Sernye dans la ville de Nagchu. Les informations fournies par le groupe de recherche basé à Dharamsala Centre tibétain pour les droits de l’homme et la démocratie (TCHRD) ont révélé que la condamnation a eu lieu le 24 mai 2019 pour 18 ans d’emprisonnement ferme ainsi que cinq ans de privation des droits politiques pour divers crimes présumés.

De vagues accusations telles que « l’envoi illégal de renseignements à l’étranger » et « le financement d’activités mettant en danger la sécurité de l’État » lui ont été imposées, ce qui a conduit à une peine aussi lourde. En plus de l’accuser de crimes graves, les autorités chinoises avaient également confisqué tous ses biens personnels. À la suite de la condamnation, la famille de Choephel a interjeté appel pour annuler le verdict, mais le rapport indique qu’il a été rejeté par le tribunal populaire supérieur de la TAR en octobre 2019. Choephel a été détenu au secret pendant plus d’un an après sa première arrestation le 30 mars 2018, et purge actuellement sa peine à la prison de Chushur à Lhassa.

« Le rejet de son appel était couru d’avance en raison du système de justice pénale discriminatoire, qui est inféodé aux considérations politiques et idéologiques du parti-État chinois. Dans la pratique, le droit de faire appel n’est qu’un exercice sur papier », a déclaré le rapport du TCHRD, citant le cas très médiatisé de l’homme d’affaires tibétain Dorje Tashi, qui purge une peine d’emprisonnement à perpétuité et dont les appels au tribunal ont été ignorés malgré ses liens avec le Parti communiste.

Le directeur du TCHRD, Tsering Tsomo, a déclaré dans un communiqué: « L’emprisonnement injuste de Tibétains comme M. Tenzin Choephel n’est pas seulement une parodie de justice, mais fait également partie d’un plan bien orchestré visant à anéantir toutes les formes de dissidence pacifique contre les violations des droits de l’homme, la répression politique et crimes contre l’humanité perpétrés par le parti-État chinois. Tsering a en outre exhorté l’ONU, les organisations de défense des droits de l’homme et les sociétés civiles à faire pression sur l’État chinois pour qu’il libère immédiatement Tenzin Choephel et tous les autres Tibétains soumis à une détention arbitraire.

Selon des rapports précédents, Choephel était connu pour son travail remarquable dans la défense de l’environnement et de la culture tibétains ; promouvoir l’unité parmi les Tibétains; et aussi pour aider les pauvres et les démunis avec son propre argent. Choephel n’a pas été revu depuis son arrestation par la police en mars 2018 à l’aéroport de Gongkar à Lhassa. Après l’avoir détenu, la police aurait trouvé des photos interdites du dirigeant en exil Sa Sainteté le Dalaï Lama au milieu d’autres « littératures politiques ».
 


Juillet 2022

Monastère de KIRTI : un moine de 80 ans s’immole par le feu

UN OCTOGÉNAIRE TIBÉTAIN S’IMMOLE PAR LE FEU EN SIGNE DE PROTESTATION CONTRE LE RÉGIME CHINOIS

 

 Le moine tibétain s’est auto-immolé devant le poste de police situé à proximité du monastère de Kirti, dans le comté de Ngaba (en chinois: Aba), dans la préfecture autonome tibétaine et qiang de Ngaba, dans le Sichuan, selon des sources fiables qui ont confirmé les faits à International Campaign for Tibet (ICT).


Juillet 2022

Fonte des glaciers au Tibet : des milliers de microbes inconnus détectés

UN MILLIER DE MICROBES, POUR LA PLUPART INCONNUS, DÉTECTÉS DANS DES GLACIERS : LA CRAINTE DE PANDÉMIES À VENIR ?

968 espèces de micro-organismes ont été découvertes piégées dans la glace au Tibet. Mais avec le réchauffement climatique, ils pourraient se libérer…

Une véritable épopée scientifique. Une équipe de chercheurs chinois s’est attelée à prélever des échantillons sur 21 glaciers du Tibet lors de plusieurs expéditions.

Ils ont ensuite analysé leur contenu pour découvrir un millier de micro-organismes différents.

Avant de procéder au séquençage du génome de chaque microbe prélevé et identifié et l’ADN a parlé, comme le rapporte Science et Vie.

UNE BASE DE DONNÉES APPELÉE TG2G

Un travail de fourmi qui a peut-être de quoi inquiéter par ce qu’il peut en résulter.

Les résultats des recherches ont ainsi été compilés dans une sorte de catalogue publié le 27 juin dernier dans Nature. Chaque espèce séquencée est ainsi classifiée par son génome.

Cette base de données rassemble ainsi 968 espèces différentes. Elle a été nommée TG2G pour Tibetan Glacier Genome and Gene, (comprendre génomes et gènes du glacier tibétain).

« Le catalogue TG2G est une ressource précieuse qui permet une meilleure compréhension de la structure et des fonctions des microbiomes glaciaires tibétains. »

Parmi ces microbes on a retrouvé des bactéries, des archéobactéries, des algues microscopiques et des champignons. Mais surtout 98 % de ces microbes sont inconnus des scientifiques.

Une autre publication publiée le 20 juillet 2021 dans BMC avait fait état d’une découverte similaire de 33 virus dont 28 inconnus.

DES INQUIÉTUDES LÉGITIMES

Comme ces microbes sont inconnus, les scientifiques ne peuvent pas savoir s’ils peuvent être potentiellement pathogènes.

En effet, les chercheurs soulignent que les analyses effectuées démontrent que les microbes peuvent présenter une certaine dangerosité à cause de facteurs de virulence. Ils précisent que lorsque ces organismes seront « relâchés » dans la nature avec la fonte des glaces due au réchauffement climatique – un phénomène inévitable -, certains se « réveilleront » et seront potentiellement dangereux.

Certes tous ne survivront pas, mais ils pourront également transmettre une partie de leur patrimoine génétique à d’autres organismes.

En bref, personne ne peut prédire l’avenir, mais il y a un risque potentiel de voir des bactéries ou virus être réintroduits dans la nature et un potentiel risque de pandémie, face à des organismes inconnus jusqu’ici…

D’autant plus que les glaciers du Tibet ne sont pas les seuls concernés dans le monde par la fonte des glaces…


Juillet 2022

Marche blanche à Paris pour Tsultrim Nomjour Tsang : 10 000 marcheurs à sa mémoire venus de toute l’Europe

FORTE MOBILISATION À PARIS EN HOMMAGE À UN TIBÉTAIN TUÉ PAR TROIS RESSORTISSANTS CHINOIS EN NORMANDIE

Des milliers de Tibétains, venus de toute l’Europe, se sont rassemblés dans le calme dimanche à Paris pour un hommage à Tsultrim Nomjour Tsang, 32 ans, tué lundi dans le restaurant où il travaillait à Saint-Léonoard, près de Fécamp.

Par 

Publié aujourd’hui à 17h36, mis à jour à 19h20 
Hommage à Tsultrim Nomjour Tsang, tué le 11 juillet à Saint-Léonard (Seine-Maritime), lors d’une marche blanche, dimanche 17 juillet, place de la Bastille, à Paris.

Tous vêtus de blanc, venus en famille pour beaucoup, très jeunes pour la plupart, ils ont commencé par chanter la prière du refuge vers Bouddha, avant d’entonner l’hymne tibétain, puis La Marseillaise. Bouquets de fleurs à la main, des Tibétains venus de toute l’Europe – Belgique, Suisse, Espagne… – se sont rassemblés à Paris, dimanche 17 juillet, pour une marche blanche d’ampleur inédite. Selon le renseignement intérieur, ils étaient autour de 7 000, peut-être 10 000 selon des représentants de la communauté tibétaine en France. Entre la place de la Bastille et la République, dans le calme, ils ont voulu rendre hommage à l’un des leurs, tué par trois hommes issus de la communauté chinoise, lundi 11 juillet, en Normandie.

« Nous n’avions jamais connu quelque chose de pareil, c’est vraiment un choc », indique au Monde Rigzin Genkhang, représentante du Dalaï-Lama en Europe. Venue de Bruxelles, cette responsable a appelé « tout le monde au calme et à la retenue »« Contenez vos émotions », a exhorté le président de la communauté tibétaine de France, Karma Tinlay.

Tsultrim Nomjour Tsang, jeune homme de 32 ans, a reçu un coup de couteau fatal au flanc devant le restaurant Les Délices d’Asie, qui l’employait depuis une semaine à Saint-Léonoard, près de Fécamp. Il serait arrivé un quart d’heure en retard pour prendre son service. Ses agresseurs, les deux gérants de l’établissement et un employé, ont été mis en examen pour homicide volontaire et écroués, dans le cadre de l’enquête ouverte par le procureur du Havre.

INQUIÉTUDES

Jeudi 14 juillet, une centaine de Tibétains, qui avaient fait le déplacement depuis Paris, Rennes, Nantes, Marseille, ou Toulouse, s’étaient, en dépit des consignes de leurs représentants communautaires, rendus sur les lieux. Leur intention était de rendre un premier hommage et ils ont été bien accueillis par le voisinage, assurent des témoignages recueillis par le Monde dimanche. Mais en découvrant des traces de sang encore présentes sur le sol, et en apprenant que le corps de leur compatriote avait été placé dans un sac en plastique près du local poubelle par les agresseurs, ils auraient vu rouge et entrepris de saccager le restaurant.

Selon sa veuve, qui, les yeux rougis, a porté son portrait en tête du cortège durant deux heures, Tsultrim était arrivé en 2019 en France. Comme nombre de Tibétains, il a fui un pays – une « région autonome » pour la Chine – mis en coupe réglée par Pékin qui en éradique la culture et la langue. « Le problème des jeunes qui arrivent en France est qu’ils ne parlent pas notre langue et n’ont souvent pour seule solution que de travailler dans des restaurants chinois où ils ne sont pas toujours bien traités », explique Céline Menguy, attachée de presse du bureau du Tibet à Paris.

De 8 000 à 10 000 Tibétains vivraient en France, les trois quarts sont des réfugiés politiques. Ce qui formerait la première communauté en Europe, avant la Suisse et la Belgique, selon Mme Genkhang, qui évoque le projet d’un recensement plus complet en Europe. Depuis quelques années, Pékin a durci sa répression et interdit désormais toute sortie du Tibet. S’ils étaient près de 3 000 à quitter leur terre natale en 2008 en passant par l’Inde, ils ne sont que… trois depuis le début de 2022.

Le meurtre de Saint-Léonard a profondément secoué la communauté. Beaucoup évoquent « l’événement de trop », dans un contexte politique toujours plus tendu qui voit Pékin accentuer sa pression sur ses diasporas. « Nous avons fui le Tibet pour des raisons politiques, pour rejoindre, ici, un pays libre », témoigne dans sa langue Tsering, 32 ans, rencontré lors de la marche blanche. « Que des Chinois fassent cela, c’est un coup directement porté à notre cœur. Nous nous rassemblons pour que cela ne se reproduise plus. »

Hommage à Tsultrim Nomjour Tsang, tué le 11 juillet à Saint-Léonard (Seine-Maritime), lors d’une marche blanche, dimanche 17 juillet, place de la Bastille, à Paris.

Ugen-Tenzing Nubpa, représentant tibétain pour la Suisse, estime comme beaucoup que l’affaire dépasse le simple fait divers. « Que les Chinois tuent des Tibétains au Tibet, territoire occupé, c’est courant. En France, en Europe, c’est une première. Il est difficile de dire s’il s’agit d’un acte raciste. Mais nous demandons justice pour le Tibet depuis soixante ans, et maintenant il y a une forme d’urgence, on a franchi une étape. Nous sommes un peuple non violent et nous demandons justice. »

« CETTE AFFAIRE RAVIVE LEUR DOULEUR »

Les six associations communautaires qui organisaient la manifestation de dimanche (une autre est prévue à Fécamp lundi 18 juillet) souhaitent éviter que la situation ne s’envenime. « Les gens sont dans une grande tension. Tous ceux qui travaillent dans les restaurants chinois se disent concernés et ne se sentent plus en sécurité », souligne Thupten Gyatso, député du parlement tibétain en exil. A Paris, des dizaines d’entre eux ont décidé de ne plus aller travailler pendant un mois, assure-t-il. « Il y a des disputes entre salariés et employeurs. Mais nous avons toujours encouragé les Tibétains à se défendre dans le cadre du droit du travail ».

La représentante du Dalaï-Lama en Europe souligne que ses compatriotes sont plutôt réticents à manifester d’ordinaire, notamment pour commémorer chaque 10 mars le soulèvement de 1959 en faveur de l’indépendance. « Il existe des pressions des autorités chinoises contre les familles restées au Tibet qui ne peuvent plus s’exprimer. En Europe, certains Tibétains sont convoqués par l’ambassade sous prétexte de fournir des documents. D’autres se voient confisquer leur passeport pendant des mois, plusieurs années. Cette affaire ravive leur douleur », rappelle-t-elle. « Mais la politique de l’administration tibétaine reste celle du dialogue. Même si les autorités ne nous écoutent pas, nous ne sommes pas contre le peuple chinois. »





Tibetan exiled leader H.H. the Dalai Lama turns 87


Hollywood actor Richard Gere greets His Holiness the Dalai Lama on Wednesday during the launch of Dalai Lama Library and Archive in Dharamshala (Photo/OHHDL)

By Choekyi Lhamo

DHARAMSHALA, July 6: The highest Buddhist spiritual leader His Holiness the Dalai Lama turned 87 on Wednesday, marking his birthday from his residence here in Dharamshala. The octogenarian leader told the Central Tibetan Administration delegation alongside heads of monasteries that the “truth [has] always been on our side” at gathering on his birthday. “For years, I’ve worked sincerely, respecting the law of causality. The issue of Tibet is not just a political matter, it’s a question of truth,” he said on the occasion.

The Dalai Lama remarked on the evolution of the unique exile community of Tibetans spread across the world, by noting the first steps that built the foundation of learning Tibetan language and culture. “At a certain point the whole question of Tibet seemed about to vanish like a rainbow, but we set up schools and re-established our monasteries so that today Tibetan culture, religion and language thrive in exile. . . In our early days in exile, when we set up schools for Tibetan children with Prime Minister Nehru’s help and support, we appointed religious teachers to teach them,” he said, adding that generations of students in exile have grown up in tune with an appreciation of philosophy and logic.

The President of the Tibetan-government-in-exile, Penpa Tsering along with other Tibetan dignitaries celebrated the day with Indian politicians, including HP Forest minister Rakesh Pathania, and Hollywood celebrity Richard Gere. The distinguished Chief Guest CM Jai Ram Thakur could not make it to the venue due to the rainy weather, but sent his greetings on a virtual address to the Dalai Lama.

Sikyong Penpa Tsering in his address to the audience at the main temple said, “According to mysterious predictions and as per his own wishes, His Holiness the Dalai Lama has repeatedly assured us that he could live to the age of 113. To realize this, we appeal to all the Tibetans to follow the wise counsel of His Holiness.” The incumbent CTA head also said that his cabinet remains committed to fulfilling the aspirations of His Holiness by making efforts to bring necessary changes to the administrative structure alongside ensuring a sound system of governance as per the changing times.

The Dalai Lama at the end of his remarks also deliberated on his plans to visit the capital city of New Delhi for furthering talks of merging ancient Indian understanding of human emotions with modern education. “Once the pandemic subsides, I’m looking forward to going to Delhi to hold discussions with educationists about how we can make education more complete by combining a modern approach with an ancient Indian understanding of the workings of the mind and emotions,” he concluded, noting his wish for contributing to the Nalanda Buddhist tradition. 
 


Juillet 2022

8e Convention mondiale des parlementaires sur le Tibet des 22-23 juin 2022

Speaker Khenpo Sonam Tenphel delivering inaugural speech at the 8th World Parliamentarians’ Convention on Tibet

LA DÉCLARATION DE WASHINGTON DC

8E CONVENTION MONDIALE DES PARLEMENTAIRES SUR LE TIBET

23-23 JUIN 2022, WASHINGTON, D.C.

DES PARLEMENTAIRES DE 28 PAYS ONT PARTICIPÉ À LA 8E CONVENTION MONDIALE DES PARLEMENTAIRES À WASHINGTON D.C. DU 22 AU 23 JUIN 2022 EN PERSONNE ET VIRTUELLEMENT, POUR EXAMINER ET DISCUTER DE LA SITUATION AU TIBET ET DES EFFORTS POUR RÉSOUDRE LE CONFLIT SINO-TIBÉTAIN, CAUSÉ PAR L’INVASION DE LA RPC LE TIBET EN 1950 ET SON OCCUPATION ILLÉGALE DEPUIS LORS ILS ONT REMERCIÉ LEURS HÔTES AU CONGRÈS AMÉRICAIN ET LES ONT FÉLICITÉS POUR LA LÉGISLATION NOVATRICE ADOPTÉE CES DERNIÈRES ANNÉES SUR LE TIBET.

La réunion a eu lieu alors que la guerre en Ukraine, causée par l’invasion de ce pays indépendant par la Russie le 24 février, était sur le point d’entrer dans son quatrième mois et a déclenché des comparaisons frappantes avec l’invasion du Tibet des décennies plus tôt. Les normes du droit international soulignent le besoin urgent d’appliquer le droit international et accordent la priorité à la sauvegarde de l’état de droit et à la promotion de la liberté, de la démocratie, de l’autodétermination et des droits de l’homme dans le monde entier plutôt qu’au gain économique à court terme.

Les participants se sont engagés à prendre des mesures pour assurer la collaboration entre les parlements et avec le Parlement tibétain en exil sur les questions liées au Tibet. Cela comprend la collaboration avec l’Alliance interparlementaire sur la Chine et avec d’autres organisations et organes interparlementaires. Le Réseau international des parlementaires sur le Tibet (INPaT) sera relancé et, dans la mesure du possible, les parlementaires créeront des groupes parlementaires dans les pays où ils n’existent pas encore.

Les participants appellent les parlements à adopter des lois, des résolutions ou des motions, à tenir des auditions et des enquêtes aux niveaux national et sous-national pour faire avancer la cause tibétaine conformément à cette déclaration.

Les participants appellent tous les parlements à prendre des mesures coordonnées et à tenir leurs gouvernements responsables du respect du droit international concernant le Tibet, notamment en s’acquittant des obligations et des responsabilités de leurs États en vertu du droit international
* respecter et promouvoir le droit inaliénable du peuple tibétain à l’autodétermination,
* s’abstenir de reconnaître expressément ou implicitement la revendication de souveraineté de la RPC sur le Tibet,
* traiter le Tibet comme un pays occupé et non comme une partie de la Chine, et                                                                              * prendre des mesures coordonnées, avec d’autres gouvernements partageant les mêmes idées, pour parvenir à une résolution du conflit sino-tibétain par le dialogue et les négociations entre les parties, sans conditions préalables.

Les participants appellent les parlements à prendre des mesures coordonnées pour affirmer et approuver le droit exclusif du Dalaï Lama et du Gaden Phodrang, du peuple tibétain et de la communauté bouddhiste tibétaine de sélectionner et de nommer l’incarnation du prochain Dalaï Lama et d’autres hauts Lamas et rejettent fermement l’intention déclarée de la RPC de le faire comme une violation de la liberté religieuse.

Les participants ont rejeté les faux récits historiques propagés par la RPC et le PCC, qui prétendent que le Tibet fait partie de la Chine depuis l’Antiquité, pour tenter de justifier l’invasion et l’occupation actuelle du Tibet par la RPC. prendre des mesures coordonnées pour exposer et contrer ces faux récits.

Les participants appellent les parlements à prendre des mesures coordonnées pour interdire aux entreprises de bénéficier du travail forcé et de l’exploitation de l’environnement naturel du plateau tibétain.

La convention a noté la dégradation massive de l’environnement survenant sur le plateau tibétain en raison de l’exploitation minière entraînant des déchets toxiques, la pollution de l’eau, la déforestation et la destruction des montagnes. En outre, plus de deux millions de nomades tibétains ont été chassés de leurs terres traditionnelles pour permettre cette exploitation. et réinstallés dans des villages culturellement destructeurs.

Les impacts de la mauvaise gestion de l’environnement au Tibet s’étendent bien au-delà du Tibet lui-même avec plus de 50 méga barrages prévus sur les 10 principaux fleuves qui prennent leur source sur le Plateau, menaçant l’approvisionnement en eau de plus de 1,5 milliard de personnes dans les pays en aval.

La situation du Tibet en tant que troisième pôle mondial se traduit par un réchauffement climatique se produisant à des taux plus de deux fois supérieurs à la moyenne mondiale, ce qui entraînera la disparition de la majorité des glaciers du plateau d’ici 2050, avec des répercussions mondiales.

Les participants expriment leur solidarité avec les Ouïghours et les Mongols du Sud sous le régime de la RPC, le peuple de Hong Kong et le peuple de Taïwan sous la menace de la RPC, ainsi qu’avec le mouvement démocratique chinois, qui cherchent tous un terrain d’entente pour faire face à des défis communs.

Les participants ont exprimé leur soutien continu aux réalisations démocratiques des Tibétains, leur engagement en faveur de la non-violence et leurs efforts pour rechercher une résolution du conflit avec la RPC par le biais de l’approche de la voie médiane.
Tenzin Palmo (Mme)
Agent de liaison des groupes de soutien au Tibet
Département de l’information et des relations internationales
CTA – Dharamsala
District Kangra (H.P.)
176215 Inde
Numéro de téléphone : +91 981 666 8638

 Welcome Speech by the Speaker on 8th World Parliamentarians’ Convention on Tibet

Dharamsala : Le président Khenpo Sonam Tenphel du 17e Parlement tibétain en exil a prononcé son discours inaugural lors de la 8e Convention mondiale des parlementaires sur le Tibet le 22 juin 2022.

Le Président a déclaré : « C’est pour moi un immense plaisir d’accueillir tous les éminents parlementaires du monde entier à ce congrès. C’est certainement un honneur pour moi de m’adresser à cette assemblée estimée au nom du Parlement tibétain en exil. Je tiens à vous remercier tous d’avoir pris du temps dans votre emploi du temps chargé pour montrer votre solidarité à la juste cause du Tibet.

Avec les atrocités contraires à l’éthique et inhumaines qui se multiplient dans le monde en général et au Tibet par les dirigeants de la République populaire de Chine en particulier, avoir une telle convention et réunir tous les décideurs partageant les mêmes idées sur une même plate-forme devient essentiel. Jusqu’à présent, nous avons eu sept conventions mondiales de parlementaires sur le Tibet (WPCT) dans divers pays.

Tous les WPCT ont été possibles avec les groupes de soutien parlementaire au Tibet co-organisés de ces pays. Le 3e WPCT a eu lieu à Washington DC en 1997 avec le soutien solide du regretté membre du Congrès Benjamin Gilman et de son équipe, y compris l’honorable présidente sortante, Nancy Pelosi. De même, cette convention est possible grâce au soutien indéfectible de l’honorable présidente Nancy Pelosi, de l’honorable représentant américain Jim McGovern et de nombreux autres amis du Congrès américain qui sont des amis de Sa Sainteté et du Tibet. Sans leur soutien, cette convention n’aurait pu voir le jour en très peu de temps.
La situation à l’intérieur du Tibet reste toujours sombre et douloureuse malgré les fausses prétentions nobles d’être libéré et développé. Les Tibétains sont privés des droits humains les plus élémentaires, tels qu’ils sont également inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies. Toute forme d’expression contraire aux diktats du régime communiste chinois peut avoir de graves conséquences et se retrouver en prison. Alors que les autorités chinoises commercialisent le Tibet en tant que destination touristique basée sur l’attraction spirituelle de la culture et du paysage bouddhistes, Pékin a renforcé son contrôle sur l’expression et la pratique religieuses tibétaines. Les dirigeants communistes qui rejettent explicitement même l’idée de vies passées et futures sont occupés à se mêler du système de réincarnation et en particulier de la réincarnation du Dalaï Lama. La RPC ne veut pas seulement contrôler le territoire du Tibet, mais elle rêve également de contrôler l’esprit des Tibétains en capturant l’institution du Dalaï Lama à des fins politiques, ce que nous rejetons avec la plus grande fermeté et nous voulons que le monde libre suive cet exemple. L’espace dont disposent les Tibétains pour protéger, préserver et pratiquer la culture et l’identité bouddhistes tibétaines se réduit considérablement. Depuis 2009, 157 cas connus de Tibétains de tous les secteurs de la vie se sont immolés par le feu dans l’une des plus grandes manifestations politiques de l’histoire de l’humanité, mais au lieu de s’attaquer aux causes de ce désespoir, la RPC a renforcé les très mauvaises politiques qui l’ont causé. . En un mot, les Tibétains au Tibet continuent de faire face à la répression politique, à l’exclusion culturelle et sociale, à la marginalisation économique et éducative et à la destruction massive de l’environnement.

En exil, la démocratie est le cadeau de Sa Sainteté le Dalaï Lama au peuple du Tibet. Nous avons une direction démocratique et élue par le peuple qui est responsable devant le Parlement tibétain en exil. L’administration centrale tibétaine est régie par des règles et des règlements avec transparence et responsabilité dans la gouvernance. Bien que nous ayons mille ans d’histoire en tant que pays indépendant, nous sommes sincères et attachés à la politique de la voie médiane pour résoudre le conflit entre le Tibet et la Chine d’une manière mutuellement bénéfique. Nous exhortons les dirigeants de la RPC à faire preuve de responsabilité historique et de sagesse politique pour revenir à la table pour reprendre les pourparlers bloqués avec les représentants de Sa Sainteté le Dalaï Lama, si vous êtes sincère dans votre appel à la stabilité de la Chine continentale.
La communauté des réfugiés tibétains prospère dans le monde entier grâce à l’aimable aide humanitaire d’un certain nombre de gouvernements et de la population de ces pays, en particulier l’Inde qui accueille Sa Sainteté et l’Administration centrale tibétaine depuis plus de six décennies. De même, le Tibet et les Tibétains sont redevables au soutien indéfectible du gouvernement et du peuple des États-Unis d’Amérique pour avoir soutenu la juste cause des Tibétains de plusieurs manières, comme l’adoption de la loi de 2020 sur la politique et le soutien au Tibet, la loi sur l’accès réciproque au Tibet et la nomination du coordinateur spécial pour le Tibet Uzra Zeya pour n’en citer que quelques-uns. Ces gestes soutiennent vraiment notre foi dans les valeurs démocratiques, remontent le moral de nos Tibétains qui souffrent à l’intérieur du Tibet et notre espoir dans notre mouvement. N’importe laquelle de nos réussites peut devenir une source d’inspiration pour de nombreux autres ressortissants dans le monde qui tentent d’accomplir leur juste cause. Ainsi, le partage et l’apprentissage des expériences entre les ressortissants qui s’efforcent pourraient être cruciaux pour renforcer nos cas.

Grâce à une telle convention, nous espérons que de plus en plus de nations suivront les traces des États-Unis en adoptant de tels actes pour faire des différences dans la vie de l’humanité souffrante et ne pas succomber aux diktats de régimes autoritaires comme la RPC. Le déclenchement de la pandémie de Wuhan Covid-19 a montré au monde à quel point l’existence humaine est fragile et à quel point notre existence est interdépendante. L’arrogance des dirigeants communistes chinois en sauvant leur propre image et en ne partageant pas les premières découvertes et données sur le virus a entraîné la mort de millions de personnes dans le monde. Même maintenant, alors que nous nous réunissons ici dans les collines du Capitole, des millions de Chinois font face au poids de la mauvaise politique Zero Covid de Xi. Mon cœur va à chacun d’eux. La direction de la RPC devrait être tenue responsable d’avoir apporté une telle ampleur de misères à l’humanité.

Mon discours ne serait pas complet si le Parlement tibétain en exil et moi-même manquions de montrer notre solidarité avec le peuple ukrainien qui souffre de l’invasion. Depuis que le Tibet l’a traversé, nous pouvons comprendre la situation épouvantable qui y règne. Sa Sainteté le Dalaï Lama approuve le dialogue plutôt que la guerre et l’effusion de sang pour résoudre les différends. Nous, les Tibétains, croyons fermement que personne ne peut être heureux en donnant de la peine et du chagrin aux autres. Nous prions pour que cette guerre se termine au plus tôt et que ce monde soit un meilleur endroit pour que tous vivent en paix et en harmonie.

Je termine mon discours ici avec l’espoir que cette convention ouvrirait la voie en injectant plus de zèle et d’engagement parmi les décideurs à se tenir aux côtés du Tibet. Nous vous exhortons à vous exprimer sur les questions urgentes du Tibet dans vos pays respectifs et à rendre possible le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama et de son peuple selon les souhaits des martyrs qui ont sacrifié leur vie pour le Tibet.
 


Juin 2022

TIBET : séances d’éducation patriotique et travaux forcés pour le prisonnier Rinchen Tsultrim

UN MOINE TIBÉTAIN EMPRISONNÉ S’EST VU REFUSER LES VISITES DE SA FAMILLE ET SOUMIS À « L’ÉDUCATION PATRIOTIQUE » ET AUX « TRAVAUX FORCÉS »

Les autorités chinoises refusent toujours les visites de la famille de Rinchen Tsultrim et le forcent à assister à des séances d’« éducation patriotique » et de « travaux forcés » après avoir été faussement accusé d’« incitation au séparatisme », selon des rapports récents .

Soupçonné de se livrer à des activités politiques sur les réseaux sociaux, Rinchen Tsultrim, un moine du monastère de Nangshing, a été initialement arrêté par les responsables chinois du Bureau de la sécurité publique de Ngaba le 27 juillet 2019 . Il aurait été condamné lors d’un procès secret à quatre ans et demi derrière les barreaux en mars 2021, deux ans après avoir été détenu au secret.

Rinchen Tsultrim peut peut-être parler à sa famille lors d’un appel téléphonique mensuel autorisé de dix minutes, selon le Tibet Times. Cependant, les autorités chinoises continuent de nier une rencontre en personne entre Rinchen et sa famille depuis qu’il a été brusquement arrêté à Ngaba (Ch: Aba).

« Rinchen souhaite obtenir une photo de ses parents, mais refuse d’envoyer quoi que ce soit d’autre pour éviter d’être confisqué par les autorités », indique le rapport citant un ancien détenu qui a maintenant été libéré. Rinchen est actuellement détenu à la prison de Mianyang près de la ville de Chengdu.

En outre, le rapport indique que Rinchen est soumis de force à « l’éducation politique » et aux travaux forcés en prison. Pour l’instant, aucun détail n’est disponible sur la fréquence et la mesure dans laquelle ces pratiques sont appliquées. Le rapport indique également qu’il est difficile de déterminer son bien-être actuel.

Le rapport indique que deux Tibétains, dont un moine du monastère Kirti de Ngaba et un homme d’affaires de Golog, ont tous deux été libérés de la prison de Mianyang en mars de cette année. Compte tenu de leur sécurité, d’autres informations ont été retenues à leur sujet.

Située près de Chengdu, la capitale de la province du Sichuan, la prison de Mianyang abrite de nombreux Tibétains aux idées et opinions dissidentes dans l’est du Tibet. Un moine tibétain et ancien prisonnier politique, Choekyi , est décédé en mai 2020 après avoir été libéré prématurément de la prison de Mianyang en janvier 2019, tandis que le gouvernement chinois s’est dérobé à sa responsabilité pour sa mort imminente en détention en raison de tortures et de mauvais traitements en prison.

-Déposé par l’ONU, l’UE et le Bureau des droits de l’homme, Section de défense du Tibet/DIIR


Juin 2022


Un écrivain tibétain condamné à quatre ans et demi de prison par la justice chinoise pour "incitation au séparatisme" .
Un intellectuel et écrivain tibétain nommé Thupten Lodoe (nom de plume : Sabuchey) a été condamné à quatre ans et six mois de prison, selon des informations fournies samedi par le groupe de recherche basé à Dharamshala (Inde), le Centre tibétain pour les droits de l'homme et la démocratie . L'homme de 34 ans a été détenu depuis octobre dernier par des officiers chinois et a été détenu dans un lieu tenu secret pendant plus de huit mois jusqu'à sa récente condamnation le 14 juin 2022 .
Une source à l'intérieur du Tibet a déclaré au groupe que Sabuchey avait été condamné pour de fausses accusations d'"incitation au séparatisme", y compris des accusations de publication de contenu qui "mettait en danger la sécurité de l'État chinois" et "nuisait à l'unité ethnique". Lodoe est un résident du village Bum-nying de Dzachuka dans le comté de Sershul, préfecture tibétaine de Kardze. De nombreux autres universitaires, écrivains et intellectuels ont été accusés de cette allégation vague mais courante d'incitation à des pensées et à des émotions jugées «séparatistes» par l'État chinois.
Des écrivains tibétains et des personnalités notoires comme Go Sherab Gyatso, Dhi Lhaden, entre autres, ont également été accusés d'« incitation au séparatisme » l'année dernière. Dans le profil TCHRD de l'auteur, Sabuchey est un universitaire connaissant à la fois les systèmes de connaissances traditionnels et modernes; il est connu pour ses écrits prolifiques fréquemment publiés sur des sites Web et d'autres plateformes en ligne au Tibet.
Les chercheurs ont découvert que la plupart de ses écrits étaient des analyses et des écrits d'opinion liés aux "questions sociales et de subsistance, à la langue et à la situation économique, ainsi qu'aux systèmes de connaissances traditionnels et modernes", et ont fait valoir qu'aucun de ses écrits n'enfreignait les lois chinoises. À la suite de son arrestation, les autorités ont saisi son ordinateur, qui a ensuite été utilisé comme « preuve » pour ses soi-disant crimes contre l'État
L'érudit est né en 1987 dans le village de Bum-nying à Dzachuka dans la région tibétaine du Kham. Il est retourné au Tibet pour travailler comme enseignant dans un collège du comté de Sershul après avoir terminé ses études en Chine. Son état actuel et l'endroit où il se trouve sont inconnus.
 

Juin 2022

Un Tibétain nommé Tsewang Norbu qui était en pèlerinage au palais du Potala de la ville de Lhassa a été arrêté par les autorités chinoises, selon des informations fournies à Phayul par l'organisation Tibet Watch basée à Dharamsala. Le pèlerin de 40 ans de la région de Kham aurait exhorté les autorités à donner la priorité aux Tibétains pour visiter les lieux saints au lieu du nombre croissant de touristes chinois, en particulier pendant le mois le plus sacré et le plus sacré pour les bouddhistes, qui tombe le quatrième mois du Tibet. calendrier lunaire.

Chinese police arrests Tibetan pilgrim for demanding access into Potala palace

Image representational (Photo/Xinhua)

By Choekyi Lhamo

DHARAMSHALA, June 17: A Tibetan man named Tsewang Norbu who was on pilgrimage to Lhasa city’s Potala palace has been arrested by Chinese authorities, according to information supplied to Phayul by the Dharamshala-based organization Tibet Watch. The 40-year-old pilgrim from Kham region reportedly urged the authorities to prioritize Tibetans to visit holy sites instead of the growing numbers of Chinese tourists, especially during the most sacred and holy month for Buddhists, which falls on the fourth month of the Tibetan lunar calendar.

Norbu had waited for a week in Lhasa but was unable to visit both Potala and Tsuglagkhang temple. “He was at the end tail of a long queue of Chinese tourists visiting Potala, he shouted at the police to allow people like him on the pilgrimage who have waited for more than a week,” the report said citing an anonymous sources who also confirmed that the concerned pilgrim was immediately taken away by the police after the incident. No further details of his whereabouts is available at the moment.  

Another source also divulged that the authorities were prioritizing tourists over Tibetans who have reportedly been told to limit their visit to the monasteries to three times a week. The report noted that the discrimination against Tibetan pilgrims will reduce Tibetan sites into “cultural zombie areas” catering to Chinese tourists and making it “devoid of its religious essence”. According to Free Tibet, the sources said that security officials increased their surveillance of Tibetans waiting to visit the palace after the arrest of Tsewang Norbu.

Last year during the pandemic, the Lhasa City Buddhist Association instructed followers to restrict certain religious practices during the holy month. While the sole reason for the order was premised on the risk of contracting and spreading coronavirus, the real aim, activist groups said, was to further restrict Tibetans religious freedom. “Despite Chinese government’s claim to impose these measures for containing the pandemic, the same government has fallen short of stopping Chinese tourists from visiting Tibet, which continue to pose risks to the people,” US-based International Campaign for Tibet said in a report in May.
 


Juin 2022

HIMALAYA : le troisième pôle sur le point de s’éffondrer

Les glaciers de l’Himalaya fondent à une vitesse inquiétante !

Article de Nathalie Mayer publié le 29/11/2021

Les scientifiques ont pour habitude de qualifier l’Himalaya de « troisième pôle ». Parce que ses glaciers renferment la troisième plus grande quantité de glace au monde. Et aujourd’hui, des chercheurs nous révèlent que, sous l’effet du réchauffement climatique anthropique, ces glaciers fondent à une vitesse record. Menaçant notamment l’approvisionnement en eau de millions de personnes.

Partout dans le monde, la glace fond. Une conséquence du réchauffement climatique anthropique. Et des chercheurs de l’université de Leeds (Royaume-Uni) nous précisent aujourd’hui que les glaciers de l’Himalaya, tout particulièrement, fondent à une vitesse qu’ils qualifient eux-mêmes d’exceptionnelle. Au cours de ces dernières décennies, ils ont perdu de la glace dix fois plus rapidement qu’en moyenne depuis leur dernière expansion majeure au cours du petit âge glaciaire, il y a entre 400 et 700 ans.

Les chercheurs s’appuient pour le dire sur une reconstruction de près de 15.000 glaciers de l’Himalaya. Alors qu’à leur pic, ils couvraient une superficie de quelque 28.000 kilomètres carrés, ils ne s’étendent aujourd’hui déjà plus que sur environ 19.600 kilomètres carrés. Soit une perte de glace de pas moins de 40 % en superficie. Dans le même temps, ils ont aussi perdu en volume, passant de 596 kilomètres cubes à seulement 309 kilomètres cubes. Une perte équivalente à toute la glace des Alpes, du Caucase et de la Scandinavie réunis.

Lorsque les glaciers sont couverts de débris naturels, ils semblent fondre plus rapidement encore que les autres. Ici, la moraine du Lobuche, une montagne du Népal près du glacier du Khumbu. © Duncan Quincey, Université de Leeds

Une fonte avec de lourdes conséquences

Les chercheurs précisent que la perte de glace est encore plus marquée dans les régions orientales. En cause : des régimes météorologiques différents. La fonte est aussi plus marquée pour les glaciers qui présentent de grandes quantités de débris naturels à leur surface. En volume, ils sont responsables de près de 50 % de la perte de glace alors qu’ils ne comptent que pour quelque 7,5 % du total des glaciers. Mais la perte de glace est aussi plus importante pour les glaciers qui finissent dans des lacs. Ainsi, avec une augmentation du nombre et de la taille de ces lacs de l’Himalaya, la vitesse de fonte pourrait encore s’accélérer.

Si cette fonte des glaciers de l’Himalaya a déjà provoqué une élévation du niveau de la mer d’environ 1 millimètre, c’est surtout pour l’alimentation en eau et en énergie des centaines de millions d’habitants de la région que les scientifiques s’inquiètent. Car l’accélération du phénomène aura des implications importantes sur les principaux systèmes fluviaux de l’Himalaya. Les habitants de la région constatent d’ailleurs déjà des changements qui semblent s’accélérer.


Himalaya : les deux tiers des glaciers vont fondre d’ici la fin du siècle

Le « troisième pôle terrestre », qui comprend toute la chaîne himalayenne, va connaître une fonte sans précédent, avec des conséquences sur près de deux milliards d’habitants. Les zones de montagne sont en effet particulièrement sensibles au réchauffement climatique.

Article de Céline Deluzarche paru le 06/02/2019

Les glaciers de l’Himalaya sont menacés par le réchauffement climatique. © Mariusz Kluzniak, Flickr

« C’est la crise climatique dont vous n’avez pas entendu parler », affirme Philippus Wester, responsable d’une étude menée par l’Icimod, une organisation intergouvernementale établie à Katmandou (Népal). Selon l’International Center for Integrated Mountain Development (Icimod), les deux tiers des glaciers de l’Hindou Kouch et de l’Himalaya (HKH) pourraient fondre d’ici à la fin du siècle si la planète reste sur la même trajectoire d’émissions de gaz à effet de serre.

Réchauffement et pollution : le cocktail mortel pour les glaciers

Qualifiée de « troisième pôle » par les scientifiques pour ses gigantesques réserves de glace, cette région montagneuse, s’étendant sur 3.500 km et traversant huit pays, est susceptible de voir ses glaciers disparaître en grande partie. Même en limitant la hausse des température à la limite de 2,1 °C comme le prévoit l’Accord de Paris, un tiers aura fondu d’ici 2100, préviennent les experts.

Et si les émissions continuent au même rythme, avec une hausse de 5 °C, ce sont les deux tiers des glaciers qui se seront volatilisés. Bien que formés il y a 70 millions d’années, ces derniers sont extrêmement sensibles au changement climatique. Depuis les années 1970, un recul et un amincissement de la couverture neigeuse ont déjà été observés. Le phénomène est aggravé par la pollution provenant des plaines de l’Inde qui déposent de la poussière noire sur les glaciers, accélérant leur fonte.

La confluence entre le Zanskar et l’Indus en Inde. Les glaciers himalayens alimentent en eau dix des plus importants réseaux fluviaux du monde. © Pradeep Kumbhashi, Flickr

Un milliard de personnes en danger

Le rapport, inédit dans son ampleur, a nécessité cinq ans de travail et rassemble les points de vue de 350 chercheurs et experts provenant de 22 pays et de 185 organisations. Il met en avant les sévères conséquences de cette fonte pour les 250 millions d’habitants de ces montagnes et les 1,65 milliard qui vivent dans les bassins fluviaux en aval. Les glaciers du HKH alimentent ainsi dix des plus importants réseaux fluviaux du monde, dont le Gange, l’Indus, le Jaune, le Mékong et l’Irrawaddy.

« Une augmentation du nombre et de la taille des lacs glaciaires vont entraîner un afflux d’eau dans les principaux cours d’eau, ce qui pourrait provoquer des inondations et la destruction des récoltes », prévient l’étude. L’accroissement du débit du Gange et du Brahmapoutre va également forcer des changements dans l’agriculture. Les glissements de terrain et les inondations plus fréquentes « mettent en danger plus d’un milliard de personnes », avertit l’Icimod.

Les Alpes, aussi, pourraient perdre 90 % de leurs glaciers

Partout dans le monde, la montagne fond à vue d’œil. Les glaciers des Alpes françaises ont perdu 25 % en 12 ans an et leur fonte est trois fois plus rapide depuis 2003 par rapport à la période précédente (1986-2003), d’après le Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement (LGGE) de Grenoble. Selon l’ampleur du réchauffement, 50 à 90 % des glaciers alpins pourraient disparaître d’ici 2100. Dans les Pyrénées, la moitié des glaciers ont fondu ces 35 dernières années et la tendance semble s’accélérer. Selon le dernier bulletin du World Glacier Monitoring Service (WGMS), les glaciers à travers le monde ont perdu en moyenne 0,9 mètre, équivalent en eau de masse par an, dans les années 2013-2016, contre 0,2 mètre pour la décennie 1981-1990.


Glaciers de l’Himalaya : la tendance à la fonte se confirme

Article de Bruno Scla publié le 06/12/2011

Le Centre international pour le développement intégré en montagne (Icimod) a rendu publique, en marge du sommet de Durban, une synthèse sur l’état des glaciers dans l’Himalaya. Globalement, ils ont tendance à fondre comme neige au soleil.

En « off » du sommet de Durban, le Centre international pour le développement intégré en montagne (Icimod) a publié le 4 décembre trois rapports concernant les glaciers, la neige et le changement climatique dans l’Himalaya. Ces rapports mettent notamment en évidence une importante fonte des glaciers, qui pourrait avoir de fortes répercutions sur les habitants des différentes vallées.

Ces publications constituent la synthèse la plus complète de l’état des glaciers et du manteau neigeux sur les sommets de l’Himalaya, dans la région de l’Hindu Kush-Himalaya, qui englobe la majorité des pics himalayens.

Cinquante-quatre mille glaciers dans l’Himalaya

Le premier objet des travaux de cette organisation consistait à recenser les glaciers de la région. Ils sont au nombre de 54.000 (soit 30 % de l’ensemble mondial) et couvrent une surface de 60.000 km² pour environ 6.000 km3 de glace. Mais parmi cette accumulation de glaciers – qui vaut à la région d’être appelée le troisième pôle – seuls dix ont été étudiés précisément, et c’est sur ceux-là que la synthèse de l’Icimod a porté.

Les glaciers de la région de l'Hindu Kush-Himalaya sont au nombre de 54.000 et alimentent 10 fleuves majeurs. © Icimod 2011

Et les résultats parlent d’eux-mêmes. Au cours des trente dernières années, la surface recouverte par les glaciers du Bhoutan a diminué de 22 %, et 21 % au Népal. De plus, les experts de l’Icimod ont noté une baisse importante du bilan de masse – la différence entre l’accumulation et l’ablation. Entre les périodes 1980-2000 et 1996-2005, le taux de fonte des glaciers a ainsi globalement doublé, bien que ce taux varie assez fortement en fonction de la zone considérée.

Plus d’1 milliard d’habitants dépendants des glaciers

Si le rapport de l’Icimod n’avance aucune date pour la disparition des glaciers de l’Himalaya, il confirme néanmoins une tendance : la fonte s’accélère.

Les membres de l’Icimod s’inquiètent également pour les populations qui vivent dans les vallées. Les glaciers alimentent en effet une dizaine de fleuve majeurs – l’Amou-Daria, l’Indus, le Gange, le Brahmapoutre, l’Irrawaddy, la Salouen, le Mekong, le Yangtsé, le Hunag He et le Tarim – dont 1,3 milliard d’habitants dépendent. Une diminution de l’approvisionnement en eau menacerait l’agriculture et la biodiversité et pourrait provoquer un stress hydrique, c’est-à-dire une demande en eau plus importante que l’offre.

En espérant que ces résultats soient entendus par les négociateurs sur le climat réunis à Durban.


Mai 2022

TSERINA CORNELL 40 ans, Une femme tibétaine nommée juge à la Cour supérieure aux États-Unis.

Dans l’une des histoires les plus inspirantes, une femme tibétaine a été nommée juge aux États-Unis. Le gouverneur du comté de Clark dans le Nevada a nommé mercredi une femme tibétaine au poste de juge de sa cour supérieure. Ce sera l’une des premières réalisations de ce type par un Tibétain de la communauté de la diaspora et elle a été accueillie avec tant d’appréciation.

Tsering Cornell, 40 ans, a été nommé mercredi par le gouverneur Jay Inslee de l’État de Washington, annoncé officiellement par le biais d’un communiqué de presse sur le site officiel du gouverneur de l’État. La nomination est venue remplacer le juge Scott Collier qui prend sa retraite le 30 juin. Tsering assumera ses fonctions de juge de la Cour supérieure du comté de Clark à partir du 1er juillet.

« Gouverneur. Jay Inslee a nommé Tsering Cornell à la Cour supérieure du comté de Clark. Cornell remplace le juge Scott Collier, qui prendra sa retraite le 30 juin. a déclaré le communiqué de presse officiel mercredi. Elle a été sélectionnée parmi un groupe de cinq candidats.

Le communiqué de presse ajoute en outre que Tsering Cornell est procureur général adjoint au bureau du procureur général de Vancouver depuis 2018, représentant le ministère de l’Enfance, de la Jeunesse et de la Famille, ainsi que le Clark College, le Lower Columbia College et le Centre for Childhood Deafness and Perte auditive/École pour les sourds. Avant de rejoindre le bureau du procureur général de Vancouver, Cornell a travaillé pour le procureur général et le secrétaire d’État de Washington à Olympia. Sa carrière juridique a débuté chez Cooley LLP, conseillant des entreprises clientes.

Elle a également reconnu sa nomination par le biais d’un message sur Facebook où elle a exprimé sa gratitude au gouverneur Inslee, à sa famille, à ses amis, à ses collègues et à tous les partisans. Elle a également accepté que cette nomination s’accompagne de grandes responsabilités et elle se consacrera entièrement à ce poste pour servir la communauté qu’elle appelle chez elle.

Elle est un membre actif de la Northwest Tibetan Cultural Association depuis 2000. Ses parents se sont échappés du Tibet vers l’Inde avant d’immigrer aux États-Unis en tant que réfugiés. Selon le Colombien, Cornell travaille pour le bureau du procureur général de Vancouver depuis 2018, représentant le ministère de l’Enfance, de la Jeunesse et de la Famille, ainsi que le Clark College, le Lower Columbia College et le Centre for Childhood Deafness and Hearing Loss/School for le sourd. Avant cela, elle a travaillé pour le procureur général et secrétaire d’État à Olympie.

 
 
 

APACT  
 


Association Humanitaire exclusivement composée de bénévoles qui vient en aide aux réfugiés tibétains qui mènent la vie de l'exil et du dénuement dans les camps installés depuis 60 ans en INDE et au NEPAL.












 
Site Internet.  
 
Association Paloise pour l'Art et la culture du Tibet archives 1986-2008


APACT sur Facebook




http://perso.numericable.fr/apact


Galerie de photos


"Mainpat 2011" le film


"Mainpat 2013"




PARRAINAGES DE COMMUNES EUROPEENNES AVEC DES COMMUNES TIBETAINES


Hommage à Phurbu Dolma




Beru Khyentse Rinpoche à Pau Aout 2013




Prisonniers Tibétains


Discours de Monsieur Robert BADINTER, Ancien Ministre de la Justice Lors du RASSEMBLEMENT EUROPEEN POUR LE TIBET à PARIS le 14 mars 2015.





PHAYUL.COM

 
Siège Social.  
 

 
Adresse postale.  
 

---------- Contact ----------
info@apactpau.fr
apactpau@yahoo.fr
apactpau@free.fr
apact64@yahoo.fr - webmaster
 
visiteurs  
   
Visiteurs. 460043 visiteurs (1181275 hits)