SONAM DHONDUP, ACTIVISTE TIBÉTAIN HABITANT EN FRANCE, A DÉCIDÉ DE FAIRE LE TOUR DE FRANCE À VÉLO POUR FAIRE PARLER DU TIBET.
Il partira le 1er avril de Grenoble et pédalera pendant 3 mois pour un Tibet Libre.
28 étapes sont prédéfinies sur la carte ci-jointe, sans dates précises. (Les villes en commentaire.)
Il fera des mises à jour quotidiennes sur Instagram.
Vous pourrez le suivre sur :
Instagram : https://www.instagram.com/sonamdhondup1959
Facebook : འབྲི་གུང་ དོན་གྲུབ
YouTube : https://m.youtube.com/@DrikungSonamDhondup
N’hésitez pas à aller l’accueillir si cela est possible ou à le saluer en route.
Faites connaître son combat et son périple., partagez cette publication et surtout les siennes.
Pour un Tibet Libre avec toute notre solidarité.
Tous nos vœux de réussite dans cette entreprise.
Bon voyage Sonam Dhondup
Vous trouverez ci-dessous la carte de son périple, son tract dont le texte est transcrit en dessous et la photo de son compte Instagram
SON TEXTE : « SOUTENEZ LA CAUSE TIBÉTAINE – 10 VÉRITÉS QU’IL FAUT CONNAÎTRE :
1. Occupation brutale
Depuis l’invasion illégale du Tibet en 1950, le Parti communiste chinois a imposé une répression sanglante. Huit millions de personnes ont péri sous ses régimes, dont d’innombrables Tibétains.
2. Je suis Tibétain, pas Chinois.
Le Tibet est une nation occupée, pas une province chinoise. Mon identité, ma culture, ma langue sont tibétaines.
3. + de 160 immolations par le feu
Depuis 2008, plus de 160 Tibétains se sont immolés pour protester contre l’oppression. C’est l’une des plus grandes vagues de manifestations par le feu de l’histoire moderne.
4. Prélèvements d’ADN sur des enfants
Depuis 2019, la Chine collecte de manière forcée l’ADN d’enfants tibétains dès l’âge de 5 ans. Cette pratique de surveillance massive viole les droits fondamentaux.
5. Des barrages qui détruisent des vies
La construction illégale de barrages en territoire tibétain met en péril les écosystèmes locaux et menace la vie des agriculteurs et nomades.
6. Où est le Panchen Lama ?
Le 11e Panchen Lama a disparu à l’âge de 6 ans en 1995. Il est l’un des plus jeunes prisonniers politiques au monde.
Libérez-le, ainsi que tous les prisonniers politiques tibétains.
7. Répression jusque dans l’exil
Le gouvernement chinois espionne et harcèle la diaspora tibétaine, même à l’étranger, menaçant la sécurité des réfugiés et des pays hôtes.
8. Assimilation forcée des enfants tibétains
Des centaines de milliers d’enfants sont séparés de leurs familles et envoyés dans des internats chinois, où leur culture est effacée.
C’est une politique d’assimilation massive.
9. Respectons le nom du Tibet
Le Tibet n’est pas « Xi Zang ». Ce nom chinois est une tentative de réécriture culturelle.
Utilisons le nom légitime : Tibet.
10. Destruction du patrimoine spirituel
Plus de 6 000 monastères tibétains ont été détruits. La liberté religieuse est sévèrement restreinte. Même Larung Gar, l’un des plus grands centres bouddhistes, a été partiellement démoli.
https://www.youtube.com/shorts/2YB7d2r6kIY


L’ouvrage « Océan, autant que pluie : Récits, prose lyrique et poèmes du Tibet » rassemble pour la première fois en anglais une vaste sélection de récits, de prose lyrique et de poèmes de l’écrivaine tibétaine Tsering Woeser. Écrits sur plusieurs décennies et traduits du chinois vers l’anglais, ces textes mêlent souvenirs personnels, témoignages et sensibilité poétique. Ils font revivre des fragments de la vie tibétaine contemporaine et permettent aux lecteurs de découvrir l’une des voix littéraires tibétaines les plus importantes de notre époque.
« Ocean, as Much as Rain » présente pour la première fois dans le monde anglophone un recueil d’écrits littéraires magistralement traduits de l’éminente écrivaine tibétaine Tsering Woeser. Dans ces récits, essais lyriques et poèmes, Woeser entrelace textes, photographies, silences et détails documentaires. Caractérisés par un usage singulier et imaginatif de la satire et d’une rhétorique digressive, les récits de Woeser donnent vie à des personnages tibétains dont les existences sont intimement liées à la politique, à l’histoire et à la religion. Woeser met en lumière les ruines et les lieux qu’elle a découverts lors de ses différents séjours au Tibet sous domination chinoise, faisant revivre des sites du passé de ses parents et de leur génération. Ces écrits oscillent entre des récits ingénieux de rencontres et de confrontations culturelles et des commentaires perspicaces sur les enjeux écologiques et le tourisme au Tibet, sans jamais éluder les contradictions, les dilemmes ou les interrogations sur l’avenir. Avec une introduction de Fiona Sze-Lorrain et une interview de l’auteure par les éditrices-traductrices Sze-Lorrain et Dechen Pemba, Ocean, as Much as Rain est une publication marquante qui célèbre l’œuvre d’une dissidente inébranlable et d’une figure littéraire tibétaine de premier plan de notre époque.
LOUER
« L’Océan, aussi abondant que la pluie est bien plus qu’un livre ; c’est un témoignage. Il célèbre la force inébranlable de l’esprit tibétain et nous rappelle avec force l’importance de préserver le patrimoine culturel face à l’adversité politique. Un ouvrage vivement recommandé à tous ceux qui souhaitent approfondir leur compréhension du Tibet et de la condition humaine. » – Tsering Shakya, auteur de « Le Dragon au pays des neiges »
« Tsering Woeser, écrivaine et militante tibétaine, est depuis des décennies l’une des voix les plus importantes de la littérature tibétaine en Chine. Ce statut a un prix : elle ne peut quitter le pays, où ses livres sont interdits. C’est pourquoi le travail de traduction de son œuvre est d’autant plus précieux, comme en témoigne ce recueil à paraître de ses essais et poèmes, habilement rassemblés et traduits par Fiona Sze-Lorrain et Dechen Pemba. » – China Books Review
« La position unique de Woeser, à la fois initiée au Tibet, bénéficiant d’un accès direct aux lieux et aux personnes, et observatrice courageuse et objective, a fait d’elle l’une des voix tibétaines les plus précieuses des trois premières décennies du XXIe siècle. » – Kamila Hladíková, Hautes Cimes, Terre Pure
« Ce recueil traduit est une œuvre nourrie par la mémoire collective, la collaboration et la force dont font preuve Woeser et de nombreux autres Tibétains qui continuent de dénoncer les abus de pouvoir. *Océan* triomphe dans son appel à l’action et alimente la lutte de libération tibétaine en refusant toute soumission à la Chine et en défiant un État qui réduit le Tibet à un mythe de Shangri-La, à un musée de reliques antiques et/ou à un marché capitaliste de consommation. » – Thinley Chodon, *Lhakar Diaries*
Question écrite n° 10263 :
Menace sur la langue tibétaine
17e Législature
Question de : M. Charles de Courson
Marne (5e circonscription) – Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
M. Charles de Courson attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les atteintes à la culture et la langue tibétaine au Tibet. Les autorités chinoises ont récemment décidé que le tibétain ne serait plus une matière obligatoire à l’examen national d’entrée à l’université du Tibet à partir de 2026. Il s’agit d’une atteinte supplémentaire contre la langue tibétaine, qui, depuis plusieurs années, est attaquée par le gouvernement chinois. En 2023, des experts de l’ONU s’inquiétaient déjà des politiques chinoises à l’encontre des Tibétains et de leur patrimoine culturel, dénonçant leur assimilation forcée, notamment par le placement des enfants en internats. La même année, le Parlement européen a adopté une résolution sur l’enlèvement d’enfants tibétains et les pratiques d’assimilation forcée dans des internats chinois au Tibet. Selon le sociologue Gyal Lo, le chinois est devenu la seule langue d’enseignement, le tibétain ne représentant plus que trois quarts d’heure d’enseignement sur une journée de huit heures. Les enfants tibétains ont l’obligation dès l’âge de 4 ans d’aller dans un internat. 90 % d’entre eux sont aujourd’hui éloignés de leur famille géographiquement, mais également culturellement. Quand ils reviennent chez eux, parfois après plusieurs mois d’absence pour les familles nomades, la communication est rompue car enfants et parents ne parlent plus la même langue. Selon M. Gyal Lo, si cette politique est maintenue, 70 % des Tibétains ne sauront plus parler leur langue en 2060. Les parents n’ont pas le choix que de mettre leurs enfants dans ces internats : les autres propositions scolaires (écoles publiques, centres d’enseignement dans les monastères) sont fermées et, s’ils n’acceptent pas l’internat en maternelle, ils sont menacés de ne pas pouvoir inscrire leurs enfants à l’école et les aides sociales leur seront retirées. Alors que la culture tibétaine existe depuis plusieurs millénaires, elle est depuis des années attaquées par le Gouvernement chinois et les dispositions allant à son encontre s’intensifient. Par ailleurs, il semble que cette politique a de fortes répercussions sur la réussite des élèves tibétains, car ils doivent apprendre les différentes matières du programme scolaire dans une langue qui n’est pas leur langue maternelle. Aussi, le risque de décrochage scolaire et d’occuper les emplois peu qualifiés est plus important dans la communauté tibétaine. Il est possible que cette politique participe à une autre développée par les autorités chinoises pour répondre aux besoins de main-d’œuvre de la Chine qui, depuis 2020, procède à des transferts massifs de nomades et agriculteurs tibétains dans les entreprises. Dans ce contexte, il lui demande quelles dispositions il entend prendre pour porter la voix de la France au sein de l’Union européenne et des instances internationales pour défendre la culture et la langue tibétaine et le respect des obligations internationales par la Chine, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant, qu’elle a ratifiée.
Réponse publiée le 27 janvier 2026
La France est profondément préoccupée par les informations émanant de diverses organisations de la société civile, de chercheurs et d’institutions tibétaines, faisant état d’un système d’internats préscolaires à l’attention des jeunes enfants tibétains qui menacerait la transmission de la culture, de la langue et de la religion tibétaines aux nouvelles générations, et qui contreviendrait aux droits fondamentaux de l’enfant, tels que reconnus par la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). La France fait part de ses préoccupations sur les droits de l’Homme en Chine et la situation au Tibet dans les enceintes multilatérales telles que le Conseil des droits de l’Homme : lors de l’Examen périodique universel de la Chine de janvier 2024, nous avons ainsi recommandé à la Chine de garantir la protection de la liberté de religion, notamment pour les Ouighours et les Tibétains. Elle a également soutenu la déclaration conjointe sur la situation des droits de l’Homme au Xinjiang et au Tibet prononcée par l’Australie en 3e Commission de l’Assemblée générale des Nations unies le 22 octobre 2024, appelant la Chine à y permettre un accès sans entraves à des observateurs indépendants, dont ceux de l’ONU. Nos préoccupations sont également relayées par l’Union européenne (UE). Dès le 13 décembre 2023, en réponse à la résolution du Parlement européen sur l’enlèvement d’enfants tibétains et les pratiques d’assimilation forcée dans des internats chinois au Tibet, la Commission européenne s’inquiétait d’une « aliénation » de l’héritage culturel des élèves tibétains. L’UE exprime également nos préoccupations dans le cadre du dialogue UE-Chine sur les droits de l’Homme, pour la préparation duquel nous échangeons avec le Service européen d’action extérieure et dont nous soutenons la poursuite. Lors de la 40e édition du dialogue, qui a eu lieu le 13 juin 2025 à Bruxelles, l’UE a rappelé ses inquiétudes à propos de la situation des minorités ethniques, linguistiques et religieuses en Chine, notamment au Tibet. Le 23 septembre 2025, lors de la 60e session du Conseil des droits de l’Homme, au point 4 de l’ordre du jour, l’UE a également rappelé, au nom des Etats-membres dont la France, ses préoccupations sur la situation des droits de l’Homme au Tibet, citant en particulier les rapports faisant état de la fermeture d’écoles enseignant la langue et la culture tibétaines. Concernant les transferts de Tibétains dans les entreprises, la France est mobilisée sur le sujet du travail forcé au niveau européen et a participé activement à l’adoption définitive du Règlement européen du 27 novembre 2024 sur l’interdiction des produits issus du travail forcé sur le marché de l’Union. Plus largement, la France appelle à la reprise du dialogue avec les envoyés du Dalaï Lama et les autorités chinoises afin de trouver une solution durable, respectueuse de la culture et de la langue tibétaines.